Contenu

Retour sur la demi-journée technique sur la réduction des doses de fongicides avec OPTIDOSE® réalisée le 10 juillet 2014 à Alba-la-Romaine

Mise en place de la méthode Optidose® au sein du réseau Ferme DEPHY Ecophyto

Le réseau Ferme DEPHY du sud Ardèche et sud Drôme en viticulture, animé par la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche, vise à tester des solutions pour réduire l’usage des produits phytosanitaires et répondre ainsi aux enjeux du plan Ecophyto. Il doit également permettre la diffusion de ces techniques au plus grand nombre de viticulteurs.

Dans ce cadre, une rencontre entre viticulteurs et techniciens a été organisée pour permettre de faire connaître la méthode Optidose®. L’IFV et la Maison Latour Ardèche ont participé à cette demi-journée en apportant leur savoir-faire d’expert et leur expérience sur cette méthode économe en intrants phytosanitaires. Des viticulteurs ont pu apporter leur témoignage quant à la mise en place de la démarche et leur motivation pour poursuivre l’expérience.

La méthode Optidose®, mise en place et validée par l’IFV, consiste à adapter la dose de produit aux conditions présentes dans le vignoble au lieu d’utiliser systématiquement la dose homologuée soit la dose maximale autorisée. La règle de décision propose, pour les protections contre le mildiou et l’oïdium, une adaptation de la dose de produit établie en fonction de trois paramètres : la surface de végétation à protéger, la pression parasitaire et le stade phénologique.

Au sein du réseau Ferme DEPHY et chez les producteurs de Chardonnay Latour Ardèche, la réduction d’usage des intrants phytosanitaires est non négligeable, puisqu’elle peut aller jusqu’à 30 % par rapport à un itinéraire classique basé sur la dose homologuée ; « Ces réductions varient bien évidemment en fonction des millésimes qui présentent des pressions parasitaires plus ou moins importantes et elles ont une répercussion sur la réduction des coûts à l’hectare » précisent les viticulteurs ayant appliqué la méthode. Néanmoins, l’adaptation des doses revient à réduire les marges de sécurité. Aussi, il est indispensable de prévoir une pulvérisation performante (pulvérisateur réglé et utilisé en face par face) et un suivi rigoureux de l’état sanitaire des vignes pour un résultat sans conséquence sur la qualité de récolte et le rendement.

Maud Bonnefoux
Chambre d’Agriculture de l’Ardèche